L’architecture domestique en Gaule et en Afrique


L’architecture domestique en Gaule et en Afrique est au centre des travaux conduits sous la direction d’Eric Morvillez. Ils portent en effet sur l’organisation et les fonctions de représentation des jardins et des espaces d’agrément dans les résidences, tant urbaines que rurales, de la période romaine à l’Antiquité tardive et leur changement de signification à la charnière avec la période médiévale. Après les travaux coordonnés au colloque d’Avignon de 2009 sur la notion de paradeisos (actes à paraître prochainement dans la collection « Orient & Méditerranée »), E. Morvillez s’intéresse davantage à la signification du mobilier de ces espaces et à la place tenue par le fait religieux dans le jardin romain privé, compte tenu des changements de mentalité à partir de la crise du IIIe siècle et du passage vers l’Antiquité tardive où l’élite sociale se retrouve tiraillée entre le respect de la culture païenne classique et les nouvelles valeurs de la christianisation en vigueur dans la société.
Ces recherches se développent en outre dans une collaboration avec Dumbarton Oaks et l’équipe des Garden of the Roman Empire commencée en 2003, au séminaire de Dumbarton Oaks, à Washington (Department of Lanscape), dans le cadre de l’œuvre de longue haleine du corpus des jardins du monde romain initié par W. Jashemski, (†), spécialiste incontestée des jardins pompéiens et campaniens. Il termine la relecture des notices de la Gaule, avec Emilie Chassillan, qui a soutenu récemment une thèse sur les jardins de cette province, en co-direction avec F. Baratte et lui-même. Il vient d’achever la synthèse « Garden in domus », éditée dans un volume de synthèse par K. Gleason, K. Hartswick et A. Malek : Gardens of the Roman Empire, qui paraîtra prochainement aux Cambridge University Press (Volume 1 : Essay Volume ; Volume 2 : digital Book de tous les sites connus).