Anne Sophie Décriaud

lundi 3 juin

Anne-Sophie Décriaud a soutenu une thèse, intitulée : "Les personnifications cosmologiques sur les mosaïques romaines tardives d’Orient : traditions iconographiques et lecture symbolique".

le lundi 3 juin 2013, à 14h00, à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), au 2e étage, salle Ingres.

Le jury était composé de :
François Baratte, Professeur à Paris IV – Sorbonne et directeur de thèse
Francesco D’Andria, Professeur à l’Université du Salento, Lecce (Italie)
Janine Balty, Chercheur au Centre de recherches belge d’Apamée de Syrie, Bruxelles (Belgique)
Anne-Marie Guimier-Sorbets, Professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Éric Morvillez, Maître de conférences à l’Université d’Avignon et des pays de Vaucluse.

Résumé

L’une des questions primordiales dans l’étude de l’Antiquité tardive concerne le passage de l’ancienne religion polythéiste au christianisme. Or, les découvertes archéologiques faites dans la partie orientale du Bassin méditerranéen ont révélé de nombreux pavements chrétiens (ou juifs) tardifs décorés de riches mosaïques polychromes réutilisant des figures issues de la tradition iconographique grecque, parmi lesquelles des personnifications d’éléments cosmologiques. On rencontre ainsi des éléments du temps, comme les quatre Saisons (Tropai) ou les Mois (Ménès), la Terre (Gê) parfois accompagnée de ses Fruits (Karpoi), certains astres comme le Soleil (Hélios), la Lune (Séléné), parfois accompagnés du Zodiaque, l’Élément marin féminin (Thalassa) ou masculin (Okéanos, Abyssos) et les quatre Fleuves du Paradis (Géon, Phison, Tigre et Euphrate). Cette présente thèse se propose d’étudier chacune de ces personnifications, leur iconographie et leur symbolique, en contexte religieux, mais aussi profane, dans une analyse stylistique et comparative. Cette étude a ainsi pour but de mettre en relief la spécificité de cette partie orientale de l’Empire romain, entre le IVe et le VIe siècle, et d’insister sur la pérennité de la culture grecque et de ses traditions iconographiques, malgré un changement de religion officielle.