L’Ancien Testament en syriaque

Études syriaques - vol. 5


Etudes syriaques
- F. BRIQUEL-CHATONNET et Ph. LE MOIGNE (dir.) L’Ancien Testament en syriaque, 2008, 247 p.
Études syriaques, vol. 5

ISBN : 9782705338145 - 40 €

Actes de la 5e journée d’études syriaques, Paris, novembre 2006

Pourquoi L’Ancien Testament en syriaque et non L’Ancien Testament syriaque ? Tout simplement parce qu’il existe plusieurs versions syriaques de l’Ancien Testament.
La version la plus connue est sans conteste la Peshitta ; c’est la version commune aux différentes Églises syriaques, celle qui nourrit la liturgie et la prière quotidienne. Mais elle représente aussi un témoignage d’importance capitale pour l’histoire du texte vétérotes‐tamentaire car, avec la traduction grecque dite de la Septante, elle est, avant la Vulgate au IVe siècle de notre ère, la seule version ancienne de l’Ancien Testament faite directement sur le texte hébreu.
Ses rapports avec les targums sont complexes, mais mois étroits qu’on a pu le penser à une époque. Elle possède aussi de nombreux points de contact avec la Septante ; l’on verra que ceux‐ci sont apparus au cours d’une genèse complexe, et continuée durant plusieurs siècles. C’est naturellement une étude attentive des manuscrits qui a permis d’arriver à ces conclusions, et ce volume fait également le point sur la classification et la valeur des différents témoins de la Peshitta et les perspectives qu’offre désormais l’étude des Pères syriaques.
Au début du VIIe siècle, naquit une autre version syriaque de l’Ancien Testament, celle‐là traduisant, et servilement, la Septante : il s’agit de la Syro‐hexaplaire, ainsi nommée parce qu’elle conservait, mieux qu’aucun témoin grec, les signes critiques qu’avait utilisés Origène dans l’établissement de ses Hexaples (la première synopse biblique, pour ainsi dire). Elle connut un grand succès, à la différence d’une autre version, encore aujourd’hui méconnue, celle de Jacques d’Édesse.
Le panorama n’aurait pas été complet sans une mention des versions de la Bible susceptibles de dépendre des textes syriaques : il s’agit des versions arménienne, géorgienne et arabes.

Sommaire

  • G. DORIVAL ‐ Bibles syriaques, Bibles hébraïques et Bibles grecques
  • S. BROCK ‐ Les versions syriaques de l’Ancien Testament : quelques approches récentes
  • M. KOSTER ‐ Le Décalogue dans la Peshitta : à la recherche de la Peshitta
  • A. SCHENKER ‐ Le tournant dans l’histoire du texte de la Peshitta des livres des Rois au VIIIe s. : une nouvelle édition ?
  • O. Munnich ‐ La Peshitta d’Esther : ses relations textuelles avec le texte massorétique et la Septante
  • J. JOOSTEN ‐ La Peshitta de l’Ancien Testament et les targums
  • T. M. LAW ‐ La version syro‐hexaplaire et la transmission textuelle de la Bible grecque
  • A. SALVESEN ‐ La version de Jacques d’Édesse
  • J.-Cl. HAELEWYCK ‐ Le canon de l’Ancien Testament dans la tradition syriaque (manuscrits bibliques, listes canoniques, auteurs)
  • Bas Ter Haar ROMENY ‐ La réception des versions syriaques de la Bible : l’apport des citations patristiques
  • W. VAN PEURSEN ‐ La diffusion des manuscrits bibliques conservés : typologie, organisation, nombre et époque de copie
  • B. OUTTIER ‐ L’Ancien Testament a‐t‐il été traduit en arménien et en géorgien du syriaque ?
  • S. GRIFFITH ‐ Les premières versions arabes de la Bible et leurs liens avec le syriaque

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