Charles Nicolas

Charles Nicolas a soutenu une thèse de doctorat intitulée :
Les prières de l’empereur romain. Pratiques religieuses du gouvernant, de la collectivité et de l’individu, d’Auguste à Théodose Ier,

le lundi 7 décembre 2015 à 14 heures, au Campus des Cordeliers (15 rue de l’École de médecine, Paris 6e).

Le jury était composé de :
Nicole Belayche, Directrice d’études à EPHE
Stéphane Benoist, Professeur à l’Université de Lille 3
Philippe Blaudeau, Professeur à l’Université d’Angers
Jean-Marie Salamito (directeur), Professeur à l’Université Paris-Sorbonne
Françoise Van Haeperen, Professeure à l’Université catholique de Louvain

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Résumé

La prière, parce qu’elle suppose une reconnaissance du pouvoir des mots et des gestes, est une pratique tangible et un fait historique. Étudier sa nature et ses évolutions fait progresser la connaissance des comportements et des dispositifs religieux. Ainsi, les prières formulées par les empereurs romains, qu’ils soient païens ou chrétiens, participent de la manifestation de leur pouvoir et de l’expression des rapports complexes entre l’individu, la communauté et le monde divin. Néanmoins la nature de la documentation et la spécificité des différents systèmes religieux conduisent à privilégier une relative synchronie. L’étude des prières récitées par l’empereur dans la célébration des cultes publics permet de préciser l’articulation entre la personne impériale et la communauté publique. Sur le temps long, il est alors possible de discuter les supposées évolutions ou mutations de ces responsabilités et de leurs représentations. Aussi la nature même des prières romaines peut-elle être éclairée au regard des interrogations modernes sur les religions antiques et des concepts de spiritualisation, d’individualisation ou de performance collective. La définition du paysage cultuel des empereurs romains permet de reconsidérer le sens même de la prière individuelle et de ses enjeux religieux et sociaux. L’ensemble de ces approches se prolonge harmonieusement avec le passage du paganisme au christianisme. La place des empereurs dans le culte communautaire, la possible élaboration de dispositifs cultuels spécifiques et la représentation de leurs prières individuelles ou personnelles participent de l’étude historique de la lente constitution d’un christianisme impérial romain divers.