Pouvoirs et sociétés dans l’Empire

Responsable : S. Métivier

Membres : O. Delouis, R. Estangüi Gómez, D. Feissel, S. Métivier, V. Prigent, G. Sidéris, C. Zuckerman.

Membres associés : M.-F. Auzépy, J.-Cl. Cheynet, S. Destephen, J.-P. Grélois, E. Limousin, M. Kaplan, V. Puech.

L’axe transversal « Pouvoirs et sociétés dans l’Empire » regroupe plus particulièrement les recherches d’histoire politique, sociale et économique suivant deux perspectives, « Gouverner l’Empire » et « Exercice du pouvoir et contexte social ».
La première a pour objets d’étude les moyens et les modalités du gouvernement de l’empire : son administration, ses officiers, une culture d’État. La révision de l’ouvrage fondamental de N. Oikonomidès, sur les listes de préséances byzantines des IXe et Xe siècles, qui décrivent l’appareil d’État, s’appuyera sur la publication de nouvelles collections de sceaux (voir équipe 3). Cette confrontation entre source normative et témoins de la pratique administrative quotidienne permettra d’alimenter notre connaissance prosopographique, et de mieux comprendre le fonctionnement de ce milieu, sa dynamique ainsi que les mécanismes de contrôle aux mains de l’État, à Constantinople, dans les provinces et jusqu’aux zones de frontière. Cet examen des mécanismes de contrôle socio-politique exercés par l’État et ses agents inclura aussi des phénomènes plus proprement économiques, quoique régaliens, comme la fiscalité et la circulation monétaire, dont l’étude sera abondée par les recherches de numismatique.
Dans une perspective sociétale, et non plus étatique, on examinera le contexte social de la domination politique en analysant les conditions de détention et d’exercice du pouvoir dans un groupe social donné. Il s’agira, au sein des élites de l’empire, des eunuques de Constantinople et des familles de l’aristocratie d’Asie Mineure (ou, du moins, prétendues telles). Ces travaux, conduits sous forme de monographies, analyseront en particulier la capacité de ces groupes à produire un discours propre de légitimation de leur pouvoir. Cette perspective analytique sera également alimentée par les études sur le milieu monastique, ainsi que sur les nouvelles élites de l’époque paléologue ; elle sera complétée par un examen de la société de la capitale impériale à travers le prisme de la maladie.