Conférence

PRATIQUES D’ÉCRITURE en ARABIE DU SUD

avant l’Islam (entre inscriptions & graffites)

- Jeudi 7 décembre 2017 à 19h
Conférence par Alessia Prioletta à la
Maison des Associations du 12ème Arrondissement
181 Avenue Daumesnil 75012 Paris
Participation aux frais : 5 Euros


Conférence par Alessia Prioletta

Dans la péninsule Arabique avant l’arrivée de l’Islam, plusieurs civilisations originales – mais très peu connues – se sont affirmées et ont laissé un grand patrimoine épigraphique, archéologique et artistique. La civilisation sudarabique, connue sous le nom d’Arabie Heureuse, a laissé l’héritage épigraphique le plus imposant, comprenant plus de 11 000 inscriptions et graffites écrits en quatre langues apparentées mais différentes, représentatives des grands royaumes nés à la fin du IIe millénaire av. J.-C. : Sabaʾ, Maʿīn, Qatabān et Ḥaḍramawt.

Ces textes sont inscrits en deux types d’écriture dérivés du même alphabet : la graphie formelle (ou monumentale), régulière et géométrique, gravée sur des supports destinés à durer et à être vus ; la graphie informelle (ou minuscule), au mouvement plus agile et rappelant notre italique, inscrite sur des matériaux périssables (bâtonnets en bois ou tiges de palmiers) et destinée à un usage essentiellement privé. Les documents concernent principalement les questions relatives à la vie de tous les jours dans la société sudarabique (inscriptions de construction, à caractère religieux ou juridique).
Les documents contenant des informations personnelles (confiées exclusivement aux lettres et en écriture minuscule) et les inscriptions commémoratives (surtout d’événements militaires et politiques, souvent gravées sur les rochers des montagnes) sont beaucoup plus rares. C’est encore sur du rocher que sont gravés des centaines de graffites, laissés par des gens de passage et ne contenant généralement que le nom de l’auteur.