Maureen Attali

Maureen Attali a soutenu une thèse intitulée : Les fêtes nouvelles dans le judaïsme antique depuis l’époque perse achéménide jusqu’à la fin de l’Antiquité.

le lundi 11 décembre 2017 à partir de 9h

à la Maison de la Recherche (26 rue Serpente, 75006) en salle D223 (escalier B, 2e étage)

Devant un jury composé de :

Marie-Françoise Baslez, Professeur, Université Paris-Sorbonne
Katell Berthelot, Directeur de recherche, CNRS
Daniel Bodi, Professeur, Université Paris-Sorbonne
Emmanuel Friedheim, Professeur, Université Bar-Ilan (Israël)
Martin Goodman, Professeur, Université d’Oxford (Royaume-Uni)
Édith Parmentier, Maître de conférences HDR, Université d’Angers

Résumé

La thèse a pour objet d’étudier le phénomène de création festive qui traverse les communautés juives de l’Antiquité à partir du VIe siècle av. J.-C. Ces fêtes nouvelles, de par leur typologie, leur théologie, leurs rites et leurs fonctions, s’écartent du modèle biblique tout en le revendiquant. Leur multiplication à l’époque hellénistique, sensible à travers leur mention dans la littérature juive hellénisée, témoigne d’évolutions qui, même si elles peuvent procéder d’une dynamique interne au judaïsme, témoignent d’interactions avec les communautés religieuses du monde grec puis romain. D’essence essentiellement locale, elles constituent un critère de définition identitaire et sont instrumentalisées pour servir des intérêts variés, notamment en termes de légitimation de l’autorité. Leur caractère récent leur confère une souplesse qui permet une actualisation constante de leur signification au gré des conjonctures, que ce soit à l’échelle locale ou au sein de courants transversaux comme le judaïsme rabbinique. Elles fonctionnent donc comme un révélateur du degré d’intégration ou d’exclusion des communautés juives dans leur environnement politique, social, culturel et religieux.