Axelle Davadie

Axelle Davadie a soutenu une thèse intitulée :
NIKΗΣ ou de la victoire sportive. Récompenses et vainqueurs en Grèce ancienne (du VIIIe siècle à 146 av. J.-C.),
le 21 novembre 2015, sous la direction d’Alexandre Farnoux.

Résumé

Ce travail a interrogé les relations entre la victoire, la récompense et le vainqueur, dans les concours sportifs, en Grèce ancienne, du VIIIe s. av. J.-C. jusqu’à la prise de Corinthe par Mummius. Durant tous ces siècles, les concours, les récompenses et la place du vainqueur dans la cité ont connu des évolutions. Outre l’augmentation du nombre de rencontres et la constitution de la période, les récompenses ont aussi varié tant dans leur nature que dans leur signification. Nous avons étudié les rapports entre les trois termes de notre sujet selon trois perspectives : établir la victoire pour proclamer le vainqueur. Différents moyens sont alors lentement expérimentés, de la constitution d’un jury à l’équipement des lieux et à l’autopsis de la victoire, en passant par l’ouverture de nouvelles épreuves et catégories, tant humaines qu’animales. Puis comment la récompense et sa remise transforment l’athlète vainqueur sur le lieu même de son succès. A la cérémonie de proclamation et de couronnement dans le sanctuaire succèdent, dans un temps plus ou moins long, la mise en image et en mots. La victoire acquise et affirmée, la récompense reçue lui confèrent alors un statut nouveau et peuvent donner lieu à un enrichissement personnel. Dans une troisième partie nous avons analysé la relation entre l’athlète vainqueur et la cité de ses pères, selon trois axes : le premier met en évidence la rivalité entre certaines cités pour obtenir la gloire d’une proclamation. Le retour de l’athlète donne lieu à des cérémonies variées selon qu’elles sont familiales ou civiques. Enfin, nous avons confronté l’image négative transmise par certaines de nos sources à la carrière de quelques vainqueurs.