Approches archéologiques de la Gaule

Les sanctuaires antiques de la région Ile-de-France (responsable : Raphaël Golosetti)

Sous la direction de Raphaël Golosetti, maître de Conférences en archéologie de la Gaule romaine, un projet de programme collectif de recherche sur les sanctuaires antiques de la région Ile-de-France, a été soumis en janvier 2020 au Service Régional d’Archéologie du Ministère de la Culture.

Ce programme souhaitant établir un nouveau paysage religieux en Gaule romaine comportera un corpus des sanctuaires, de l’âge du Fer jusqu’à l’Antiquité tardive, dont le but est une publication sous la forme d’un atlas, mais également une base de données, plus générale sur l’occupation du sol, et couplée à un S.I.G. afin de cartographier les dynamiques spatiales et mettre en relation les lieux de culte avec les pôles urbains, les habitats ruraux, les voies de communication, etc. Ce programme cherchera également le développement de futures activités de terrain à moyen terme : prospections pédestre, géophysiques et LIDAR sur certains sites-clefs.

Ce programme interinstitutionnel et triannuel réunira des enseignants-chercheurs et chercheurs de Sorbonne Université, de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de l’université de Cergy, du CNRS, de l’Inrap, du SRA-Ile-de-France et des acteurs extérieurs au monde académique.

Vallée de l’Eure : une rivière, des territoires (responsable : Fabienne Dugast)

Le projet « Vallée de l’Eure : une rivière, des territoires » s’intéresse au bassin versant de l’Eure, sous bassin du Bassin parisien, encore très peu étudié sur le plan archéologique et historique. Il se place dans la continuité des grands programmes lancés à partir des années 1990 sur l’étude des dynamiques de peuplement et de l’organisation spatiale des territoires, et s’attache au rôle des sociétés dans les phénomènes de transmission et de changement des formes spatiales, en y intégrant aussi bien des études sur la morphologie des paysages que sur la formation des groupes culturels.
En s’inscrivant volontairement dans un contexte de faible documentation archéologique, le projet ouvre sur une approche exploratoire et prospective, aussi bien sur le plan scientifique que technologique. Au-delà de l’enrichissement du corpus somme toute maigre des gisements archéologiques du secteur, il vise à restituer les modalités de la construction des territoires et des patrimoines naturels, culturels et sociaux sur le temps long en privilégiant le dialogue transchronologique et l’interdisciplinarité. Il met également en place une plateforme Web-SIG originale dont l’objectif est non seulement de centraliser la collecte des données pluridisciplinaires de manière à pouvoir les croiser, mais aussi, en amont comme en aval, à aider à la réflexion et à la décision sur le terrain en matière de connaissance, de conservation et a fortiori d’aménagement et de gestion des risques de notre environnement historique et naturel, passé, actuel et futur.
Le projet s’appuie sur une collaboration interdisciplinaire et associe également les sciences participatives en intégrant le portail de Science Ensemble de SU (https://www.science-ensemble.org/projets?page=2).

Ce programme interinstitutionnel réunit des enseignants-chercheurs de Sorbonne Université, de l’Université de Paris (UMR PRODIG), de l’UMR METIS, de l’Inrap, du Service régional de l’archéologie DRAC Normandie, ainsi que des acteurs extérieurs au monde académique.

Vaison : étude de la ville durant l’Antiquité tardive (responsable : C. Michel d’Annoville)

Cette recherche sur Vaison-la-Romaine à l’époque tardive a pour ambition de proposer un premier bilan sur le devenir de cette ville méridionale entre le IVe et le VIe siècles (et parfois le VIIe siècle, tant les datations restent floues dans certains cas). La synthèse est inédite car les archéologues se sont peu intéressés à cette période. Les travaux ont longtemps concerné uniquement la cathédrale romane. Il faudra attendre les années 1980-90, et surtout les années 2000, et des méthodes de fouilles plus rigoureuses pour avoir des données plus précises et plus cohérentes sur la topographie de la ville et certains de ses monuments, comme le forum (fouille de J.-M. Mignon). Cette enquête, réalisée en collaboration avec J.-M. Mignon et des archéologues du Service archéologique de Vaucluse, rassemble l’ensemble de la documentation de fouilles anciennes et plus récentes pour dresser un portrait de la ville durant l’Antiquité tardive.