Réception et usages contemporains du Moyen Âge islamique aux époques modernes
Cet axe vise, tout d’abord, à étudier le destin et les usages de réalités ou productions culturelles médiévales à une époque postérieure à celle de leur apparition. Les analyses des traditions manuscrites, des corpus textuels littéraires ou de l’histoire d’objets artistiques et de complexes architecturaux intègrent régulièrement leurs évolutions post-médiévales tout en prenant en compte les enjeux de l’époque moderne, si tant est que ces découpages temporels aient un sens pour le monde islamique.
Une deuxième dimension s’attachera aux usages et échos contemporains des corpus et questions que l’équipe étudie. Il s’agit d’analyser les études, usages et/ou manipulations de conceptions et réalités islamiques médiévales dans le monde islamique et en Europe. Il s’agit ainsi de mieux intégrer le monde de l’Islam au nouveau champ que constituent les études sur le médiévalisme.
Au-delà de cette réflexion sur les usages modernes et contemporains du Moyen Âge islamique et méditerranéen, tous les membres de l’équipe répondent à une demande sociale forte par le biais de mises au point, expertises, formations continues et valorisations de la recherche, qu’il s’agit de mieux donner à voir et articuler.
Enfin, un secteur spécifique et particulièrement riche du point de vue de la valorisation est celui de l’archéologie. Non seulement les données issues des fouilles doivent être interprétées et publiées, mais ce travail est désormais inséparable d’une réflexion sur les missions de l’archéologue et son rôle dans la mise en valeur patrimoniale et touristique des découvertes issues des fouilles. Cette dimension inclut la préservation et la mise en valeur des sites (à travers des supports tels des panneaux explicatifs, ou des guides) mais aussi l’éventuelle réalisation de pages ou sites accessibles sur Internet. Elle se doit de prendre en charge enfin une réflexion sur l’intégration des populations locales à cette entreprise sur le long terme, afin de favoriser la préservation des sites mais aussi de veiller à ce qu’une partie des retombées économiques d’une telle valorisation leur bénéficient.



