Laure Brossin

samedi 21 novembre 2015

Laure Brossin a soutenu une thèse intitulée :

Pour une archéologie du livre antique. Essai de bibliologie à l’épreuve du cas de l’Iliade,
sous la direction du professeur Alexandre Farnoux,
le samedi 21 novembre à 13h30, à l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA) en salle Ingres (voir détails en pièce jointe).

PDF - 481.9 ko
Renseignements pratiques

Résumé

À l’heure où l’ « archéologie du livre » est une thématique prisée par les historiens et philologues médiévistes, ce travail de doctorat en archéologie grecque entend proposer une étude du livre antique à travers l’exemple de l’Iliade. Pour cela, il commence par interroger les différents regards successivement portés sur le livre en tant qu’objet de recherche, d’abord comme simple support, dont la matérialité est largement ignorée par les philologues au profit du seul message qu’il transmet, puis comme objet historique dont la matérialité est progressivement prise en compte par les collectionneurs, bibliophiles et enfin archéologues. Cette première partie, historiographique et épistémologique débouche sur une étude historique et sociale des conditions de la transmission et de la réception de l’Iliade dans le monde antique, qui permet de mettre en évidence la spécificité du manuscrit homérique dans la civilisation gréco-romaine et l’apport des sources testimoniales sur ce point. À la lumière de ces deux temps de réflexion complémentaires, l’analyse technique du livre antique, enfin, propose un bilan critique des connaissances actuelles sur la fabrication, l’utilisation et le rangement du livre de papyrus dans l’Antiquité gréco-romaine.