Miwa Takimoto

Miwa Takimoto a soutenu une thèse de doctorat intitulée :
Représenter l’espace habité par les dieux ? La Méditerranée de la mosaïque aux Îles d’Ammaedara (Haïdra, Tunisie)

le samedi 14 janvier 2017, à partir de 14h00
à l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA) à Paris,
salle Ingres, 2e étage

Le jury était composé de :
François Baratte, directeur de thèse, Professeur émérite d’Histoire de l’art et d’Archéologie, Université Paris-Sorbonne
Fathi Béjaoui, directeur de thèse, Directeur de recherches, Institut National du Patrimoine de Tunisie
Samira Sehili, rapporteur, Professeur d’Archéologie et d’Histoire romaine,
Faculté des Lettres des Arts et des Humanités de la Manouba
Martin Galinier, rapporteur, Professeur d’Histoire et d’Histoire de l’art romaines, Université de Perpignan
Samir AOUNALLAH, Directeur de recherches, Institut National du Patrimoine de Tunisie
Gilles Sauron, Professeur d’Histoire de l’art et d’Archéologie romaine, Université Paris-Sorbonne

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Résumé

Que cherchent à représenter et à percevoir les Romains, lorsqu’ils décrivent un parcours topographique ou géographique dans le cadre de l’art figuré ? Comment construisent-ils mentalement les déplacements géographiques réels ou imaginaires ? Comment se construit la carte mentale entre l’image et le récit ? La « mosaïque aux Îles » d’Haïdra est un parfait exemple qui nous permet de réfléchir sur ces questions. Elle a été découverte en 1995 sur le sol d’une pièce d’un grand édifice dans le quartier suburbain de la cité antique d’Ammaedara en Afrique proconsulaire. Attribuée à la fin du IIIe ou au début du IVe siècle, cette mosaïque offre la vue d’un espace insulaire avec une série de quinze îles et villes de la Méditerranée orientale et de la Sicile dont douze sont désignées par une légende en latin : Cnidos, Cnossos, Cypros, Cytherae, Egusa, Erycos, Idalium, Lemnos, Naxos, Paphos, Rhodos et Scyros. La représentation des îles et des villes ainsi que la manière de restituer leur succession ne correspondent pas à la réalité géographique, alors que ces zones ont été décrites par les auteurs anciens. Ce travail se propose d’étudier la structuration spatiale, la coordination et le montage des éléments réalistes et imaginaires des lieux dans l’art romain, à partir de cette mosaïque. Il s’agira d’analyser les différentes images qui rendent compte de la dualité à la frontière entre la notion de paysage figuré et celle de la cartographie ; il s’agira également de recueillir dans les sources écrites les descriptions spatiales de la géographie physique et littéraire évoquant un paysage culturel.