Nicolas Richoux

Nicolas Richoux a soutenu une thèse intitulée :
Recherches sur la poliorcétique sous le Haut Empire, d’Auguste à Sévère Alexandre (31 avant J-C - 235 après J-C),
le 27 mai 2016, sous la direction de Michèle Michèle Coltelloni-Trannoy.

Résumé

La poliorcétique romaine connut apogée et suprématie sous le Haut Empire, dans un monde antique urbanisé où les guerres ne cessèrent jamais. Elle est bien davantage que le simple art de faire le siège d’une ville ou d’une place forte. Elle comprend tous les modes d’action, violents ou non. La guerre de siège et la défense en font également partie. Pragmatique, le général romain cherchait la conquête au moindre coût et n’utilisait la violence qu’en dernier lieu. L’assaut dans la foulée, très pratiqué, était d’une efficacité redoutable. Il évitait les désagréments d’un siège incertain, techniquement complexe, demandant une logistique considérable, dévoreur d’hommes, de temps et d’argent. Pour toutes ces raisons, le siège en règle était finalement assez peu fréquent. Une fois entrepris, il pouvait requérir, mais sans doute moins souvent qu’on ne le pense, des travaux lourds et complexes, exigeant de l’armée une division du travail poussée. Au combat, la complémentarité et l’efficacité du couple légion/auxiliaires n’a pas été assez soulignée, de même que l’importance du combat interarmes, incluant l’utilisation systématique des appuis, artillerie, archers et parfois frondeurs. L’assaut final semble avoir été assez rare et les dénouements alternatifs fréquents. Le traitement des vaincus dépendait de leur opiniâtreté. Sans pitié pour ceux qui leur résistaient, les Romains étaient assez pragmatiques pour les autres, en fonction des buts recherchés. Enfin, la prise d’une ville, était génératrice de richesses. Elle renforçait la légitimité impériale et le butin, matériel et humain, était un complément non négligeable pour le chef et le soldat.