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Rostislav ORESHKO

Historien et linguiste. Lauréat du prix Marie Curie 2021, il mène le projet Les peuples balkaniques de l’Anatolie

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Cursus universitaire

• depuis septembre 2021 : Chercheur au CNRS, UMR 8761 Orient et Méditerranée (prix Marie Curie 2021)
• 2018-2021 : Chercheur à l’Université de Leyde, Leiden University Centre for Linguistics (LUCL)
• 2016-2018 : Chargé de recherche à l’Université de Varsovie, Département des Études Orientales
• 2013-2015 : Chargé de recherche à l’Université de Hambourg, Institut d’Archéologie et d’Histoire Culturelle de la Méditerranée Ancienne

Diplômes et titres universitaires

• 2012 : Thèse de doctorat, en Langues et histoire du Proche-Orient ancien, à l’Université Libre de Berlin
• 2006 : Master 2 en Histoire du Proche-Orient ancien, Université d’État de Saint-Pétersbourg
• 2004 : Master 1 en Indologie et études indo-européennes, Université d’État de Saint-Pétersbourg

Thèmes de recherche

• Linguistique et épigraphie anatolienne
• Linguistique et épigraphie grecque (Homère, périodes archaïque et classique)
• Onomastique
• Contacts linguistiques en Méditerranée orientale

Le projet

Les peuples balkaniques de l’Anatolie : migration, assimilation et contact culturelle en Anatolie vers 1400-300 av. J.-C.

Le projet est axé sur le phénomène de la migration des peuples balkaniques à l’Anatolie à la fin du 2ème et au début du 1er millénaire av. J.-C. qui a eu des répercussions importantes sur toute la région de la mer Égée à l’ouest à l’Arménie et la Mésopotamie à l’est, déclenchant des changements majeures dans sa composition ethnique, la langue, les croyances religieuses et la culture matérielle. Les phrygiens sont les migrants d’origine balkanique les plus connus, mais ils ne faisaient qu’un des éléments du mouvement migratoire d’envergure plus grande qui se déroulait à plusieurs vagues. Ce mouvement a apporté en Anatolie aussi une partie considérable de la population de la Mysie, la Lydie, la Paphlagonie, la Cappadoce et de l’Arménie, ainsi que, un peu plus tard, les traces de la Bithynie, qui ont assimilé la population précédente de la région – les peuples relatifs aux hittites et louvites – ou la repoussé dans les parties montagneuses du sud de l’Anatolie et dans la Syrie. Sauf les phrygiens et les lydiens, touts ces peuples n’ont pas laissé de textes écrits dans leurs propres langues et on dispose comme les seules sources d’information sur eux les récits lapidaires des auteurs grecs, les mentions sporadiques éparpillés dans les textes cunéiformes et louvites hiéroglyphiques, et les noms propres préservés dans les inscriptions grecques de la région. Ces circonstances font la reconstruction des
détails du phénomène de la ‘balkanisation’ de l’Anatolie une tâche délicate. Pour approcher ce matériel divers et dispersé, le projet adopte une perspective interdisciplinaire qui réunit les méthodes des études classiques, d’hittitologie, de la sociolinguistique et la linguistique comparée, d’épigraphie et, à un certain degré, d’archéologie. On espère que la réalisation du projet produira une image du panorama ethnoculturelle de l’Anatolie ancienne plus détaillée et équilibrée, et contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes de l’interaction et des échanges culturelles dans toute la Méditerranée orientale.