Monde syriaque

Eglise de Deiruni, massif calcaire de Syrie

Responsable  : E. VILLEY

Membres d’Orient et Méditerranée : F. BRIQUEL-CHATONNET, M. DEBIE, A. DESREUMAUX, R. HAWLEY, E. VILLEY

Membres associés : S. BRELAUD (U. of Berkeley), J. DACCACHE (Yale U.), O. DEFAUX, M. FARINA, J. GABORIT, F. RUANI (IRHT ; association demandée).


On appelle « syriaque » l’araméen utilisé à Édesse (aujourd’hui Urfa en Turquie du Sud-Est) et dans le royaume d’Osrhoène qui s’est progressivement imposé comme langue des chrétiens et comme langue de culture durant l’antiquité tardive dans ce qui est aujourd’hui la Turquie du Sud-Est, le Liban, la Syrie, l’Iraq et l’Iran. La langue a été porteuse du christianisme vers l’Asie centrale jusqu’en Inde, en Mongolie et en Chine. Des communautés utilisant le syriaque étaient actives en Arabie, en Égypte, à Chypre et jusqu’en Italie où, à l’époque de Nostradamus, un collège maronite s’est mis à recopier d’anciens textes syriaques traitant de sciences naturelles et cosmologiques pour partager avec leurs contemporains occidentaux la culture antique dont ils étaient les dépositaires. Les membres de l’UMR Orient & Méditerranée – qui regroupe aujourd’hui le plus grand nombre de syriacisants en France—travaillent à l’exploitation de sources archéologiques, épigraphiques et textuelles syriaques anciennes (antérieures au XVIe s.) pour mieux comprendre l’histoire des communautés de langue syriaque dans un contexte byzantin, sassanide ou islamique.