FAn : Les fabriques de l’antique
Le Grand programme de recherche « Les fabriques de l’antique » (FAn) se donne pour objet l’étude et l’analyse de la formation des identités collectives, des mémoires culturelles et des régimes d’historicité des sociétés anciennes relevant de toutes les aires culturelles et de toutes les époques.
FAn interroge ainsi les constructions et les représentations des temps anciens non seulement dans les sociétés modernes et contemporaines, mais aussi déjà dans les sociétés anciennes elles-mêmes. Dans une dynamique de rupture avec l’européocentrisme, les sociétés anciennes sont étudiées dans une perspective globale, dans leur profondeur chronologique et dans leurs interconnexions.
Les mondes anciens sont envisagés non comme les objets traditionnels des « sciences de l’Antiquité », mais comme les enjeux d’appropriations, de constructions et de réécritures successives motivées par des contemporanéités changeantes (anciennes ou contemporaines) et ancrées dans des conditions matérielles concrètes, elles-mêmes stratifiées. Reflétant la dimension réflexive de FAn, la médiation vers la Cité, à la fois pratique et elle-même interrogée, est partie intégrante du programme.
Le programme s’articulera autour de trois axes de recherche :
- La construction du temps et les différentes questions qu’elle soulève : périodisation, modes d’historicité, etc. ;
- La construction et la représentation de l’antique non seulement dans les sociétés modernes et contemporaines, mais aussi déjà dans les sociétés anciennes elles-mêmes ;
- La mise en forme linguistique du monde : les langues et les écritures comme objets historiques.
Dans tous ces domaines, FAn vise une approche globale des phénomènes historiques impliqués dans la construction de l’antiquité, de l’Asie orientale à l’Amérique centrale, en passant par l’Inde, le Proche-Orient et la Méditerranée.



